Les grandes années du Beaujolais

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Décoder les millésimes

On entend souvent parler « d'un très bon millésime » lorsque l'on parle d'un bon vin. Sur les étiquettes, les années apparaissent comme des gages de qualité. Faut-il pour autant s'y fier ? Décryptage en Beaujolais.

Millésime : définition

Le millésime, c'est un peu la date de naissance du vin. Il indique l'année de récolte des raisins ayant servi à le produire. Il s'agit d'un repère important pour apprécier la qualité d'un vin car il est lié notamment à la météo de l'année en question.

 

Au sein d'un même vignoble, certains millésimes seront par conséquent meilleurs que d'autres en fonction de la dose de soleil et d'eau dont ils ont bénéficié l’année de leur élaboration.

 

Ainsi de manière générale, sur l'ensemble du vignoble français, les années 1992 ou 2002 sont réputées assez moyennes. Au contraire, 2005, 2009 et 2010 sont plutôt recherchées. Et cela se confirme en Beaujolais.

 

Les très bonnes années

2006, 2010, 2013 et 2014 sont de très bonnes années. Pour un millésime superbe, fruité, souple et aromatique, choisissez un 2010. Pour de la rondeur, de la finesse, de l'élégance, ainsi que de la structure et une longueur en bouche, privilégiez un 2014.

2013 est, lui, un millésime tardif. Les vins sont structurés avec une superbe expression aromatique et beaucoup de fraîcheur.

 

Des années exceptionnelles

Que ce soit pour les Beaujolais, les Beaujolais Villages ou les dix crus, privilégiez les années 2003, 2005 et 2011 aux millésimes classés « exceptionnels ».

2011 est d'une excellente qualité. Il s'agit d'un millésime riche, opulent et soyeux.

 

Les années d’anthologie

Tout comme 2009, on dit que 2015 s'approche de la perfection. Ce dernier est un millésime riche, généreux et parfaitement équilibré.

Certains auront peut-être eu la chance de déguster le millésime du millénaire daté de 1959 ou le millésime du siècle, l'année 1969.

 

Nuances dans le classement

Evidemment ce classement objectif se base sur des observations générales. Il s'agit en quelque sorte d'une moyenne. Car une année moyenne pour le vignoble dans son ensemble peut se révéler bonne pour l'un des crus ou l'une des appellations, qui aura échappé aux aléas climatiques.

Et puis, n'oubliez jamais qu'un millésime varie aussi en fonction du terroir et du savoir-faire de chaque vigneron.

 

En somme, fiez-vous au millésime sans oublier de prendre en compte la kyrielle de facteurs complémentaires qui donnent à un vin toute sa richesse et son identité.

Incitation

À découvrir aussi sur beaujolais.com : En infographie "Les millésimes des vins du Beaujolais".

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